
Vendredi dernier, le 30 avril, un huissier de justice, accompagné d’un informaticien, mandaté à craquer si nécessaire les éventuels codes et mots de passe et à récupérer toutes données nécessaires à la bonne compréhension de cette vilaine affaire. La direction a refusé à l’huissier et à l’informaticien, l’accès au système informatique Adecco, s’opposant en cela à la décision clairement mentionnée dans le jugement. Une seconde procédure est donc en cours afin de faire au moins respecter la décision de justice. La direction s’est contentée de remettre une clef USB renfermant le fameux fichier dont nous avons aujourd’hui copie. Cela permet d’identifié tous les collègues dont le départ de l’entreprise avait été soigneusement prémédité avec même la précision des modalités de départ – licenciement ou rupture conventionnelle – et la date effective de l’application de cette mesure. Nous y avons, au passage, découvert le nom de deux élues CFE-CGC ! Dérangerait-on à ce point ?
Notre premier objectif est ainsi atteint mais une seconde procédure dont la décision sera appuyée au besoin par la force publique, permettra à l’huissier et au technicien informatique d’accéder aux données les plus sensibles, conformément à cette première décision de justice. Une justice que l’on ne bafoue pas durablement en toute impunité. La direction ne découvrira sans doute pas pour autant la paille humide du cachot mais au moins apprendra-t-elle à respecter la chose jugée.